la tête dans les nuages

Rat de bibliothèque.

Avec mes lunettes perchées sur le nez, j'ai effectivement tout du rat de bibliothèque. 
Depuis deux mois je suis dans une phase frénétique de lecture. Limite si je sniffe pas du livre pour avoir ma dose.
 
Attends-toi Lecteur (et Lectrice aussi, ne soyons pas sexiste !) à trouver bientôt différentes critiques de livres.
 
Dans le désordre :
 
  • Lewis Carroll : "Les aventure d'Alice au Pays des Merveilles" (clin d'oeil à Arnaud !)
  • Maxime Chattam :  "Le cinquième règne" /
  • Maxime Chattam (une trilogie) : "L'âme du mal" / "In Tenebris" / "Maléfices"
  • Tanizaki Junichirô : "Le meurtre d'O-Tsuya"
  • H.P Lovecraft : "La Peur qui rode" (et autres nouvelles)
  • Gérard de Nerval :  "Pandora" (et autres nouvelles)
  • Alfred Hitchcock présente "Histoires ténébreuses"
  • Eric-Emmanuel Schmitt : "Lorsque j'étais une oeuvre d'art"
  • Eric-Emmanuel Schmitt : "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran"
  • Dominique Loreau : "L'art de la simplicité"
  • Franck Thilliez : "La forêt des ombres"
 Je pense qu'à l'exception des nouvelles de Lovecraft et de Nerval, tous auront un article. Vala, c'est dit.
Et vous, que lisez-vous en ce moment ? Des titres à me conseiller ? 
 

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En retard, en retard !

J'avoue, je plaide coupable : j'ai un retard monstre sur les réponses à vos commentaires.
Faute d'inspiration, de moral, de "je répondrai bien demain".
Certains sont là depuis un certain temps (et même plutôt un temps certain), sans réponse.
 
Je suis une bien mauvaise hôtesse !
C'est pas que je n'aime pas répondre aux commentaires, c'est juste que deux fois sur trois je ne sais pas quoi y répondre, et comment le faire.
Autant pondre un article ça peut viendre comme ça "pffftt inspiration divine" (meuh si!), autant répondre aux commentaires me demande moult réflexion, et je dois me faire violence pour être inspirée.
 
Mais je mets un point d'honneur à répondre :) 

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Week-end à Lyon

Absente pendant quatre jours. Je retrouve sans délices, ni malice ma ville natale pour un week-end qui s'annonce mouvementé entre les 50 ans de mon père et les multiples retrouvailles. 
Placé par avance sous le signe de la déprime, j'espère qu'il saura me donner tort.
A très vite en tout cas !  

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My Sassy Girl, Kwak Jae Yong

 
Résumé :
 

Gyeon-Woo étudiant ingénieur est du genre naïf, le type même du gentil garçon un peu niais et à la personnalité très malléable. Ce Gyeon-Woo là va tomber qu'il rentre en métro, sur une jeune fille qui manque de tomber sur la voie et pour cause : elle est complètement saoûle ! Par méprise, on les croit ensemble. Gyeon-Woo se doit alors de prendre les choses en main, ne pouvant ignorer la présence de cette jeune inconnue. Il la raccompagne jusqu'à un hôtel, pensant la laisser là pour décuver...Mais les choses en décideront autrement, et il sera amené à rencontrer à nouveau cette jeune fille au tempérament quelque peu dominateur, prétentieux et dont les agissements cachent pourtant bien des blessures...

Mon avis :

Du réalisateur sud-coréen  Kwak Jae Yong, My Sassy Girl est un film à la fois drôle et émouvant. Il s'agit d'une comédie romantique se décomposant en deux parties. La première, très légère met en place l'action, le contexte. On y voit les deux protagonistes se découvrir, réellement complices, se devinant, s'apprivoisant. Gyeon-Woo se montre quelque peu agaçant par son caractère trop benêt, tandis que l'héroïne se montre très surjouée dans son rôle ce qui peut bloquer un peu au début (on ne sent aucune sincérité ou profondeur dans le rôle de prime abord). De plus, la première partie se veut très amusante, mais c'est sans compter que les codes varient d'une culture à l'autre, et qu'il a très difficile pour Vi. et moi d'entrer dans cet univers humoristique coréen. Ce n'était donc pas gagné d'avance que ce film me plaise...Arrive la deuxième partie, qui donne toute l'ampleur à l'histoire, et ce à de multiples niveaux. Tout d'abord les deux personnages qui nous ont été présentés en première partie nous sont plus intimes, on se surprend à se sentir proches d'eux. De la même façon la trame devient plus dramatique, plus triste, et l'histoire n'en devient que plus forte. Les deux parties se complètent très bien, et c'est même ingénieux à mon avis d'avoir penché pour un tel découpage du scénario. L'actrice qui joue l'héroïne (dont j'arrive même pas à me souvenir du nom, si tant est qu'elle en est un dans le film) m'a bluffée dans plus d'une scène et toute la première partie et son jeu à l'intérieur prend un autre sens, un autre éclairage. La fin est attendue, à un rebondissement près (que je ne dévoilerai pas hein, faut pas pousser non plus), mais néanmoins très belle.

Ce film m'a particulièrement touchée car a éveillé en moi certains échos de mon propre vécu, de mes propres erreurs et faiblesses sentimentales. 

Certains spectateurs ont certainement accrochés de suite à l'histoire, moi il m'a fallu du temps pour la digérer. C'est un peu à la manière d'un Rochester, le dernier des libertins (qui avait fait un flop malgré la présence de Johnny Depp), un film "après coup" : un de ceux qu'on aime une fois qu'on en est sorti. Sur le coup on se dit que mouais bof peut mieux faire. Mais on le mature...On le ressasse...On le décortique mentalement. Il opère son travail en nous, nous nourrit et nous plait à retardement.

Même Vi. a aimé. Alors si lui aime, vous êtes obligés d'en faire autant. 

Ndla : J'ai vu à travers mes recherches sur Internet qu'une version américaine était sortie. Certainement qu'elle sera plus compréhensible du point de vue de sa symbolique par rapport à nos critères "romantiques" ou de représentations de l'amour occidentaux, mais ce serait gâcher une belle découverte coréenne...
 

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Parenthèse enchantée.

 

manège

 
 
 
Un détour par Paris. Quelques jours, rien qu'à nous. Des doutes, des peurs, des espoirs, des appréhensions, des questions, quelques détours, mais l'envie de construire avec lui ce que j'ai vécu avec l'autre. L'envie de ressentir les mêmes choses, et même plus fortes. De me laisser aller. J'ai flotté pendant longtemps, et j'aimerai me stabiliser un peu. Oh certes pendant ce long temps, j'étais déjà avec lui, mais il a fallu des mois déjà pour que je comprenne qu'il n'était pas cet autre. Qu'il était aimable sans avoir à être cet autre. Que je l'aimais parce qu'il était différent. Qu'il me plaisait moins parce qu'il était différent aussi. Que tout était différent et qu'il fallait que je vive différement. Laisser le passé derrière moi pour vivre le présent et bien plus encore.
Presque deux ans que nous sommes ensemble, et j'en apprends toujours plus sur lui, sur moi. Ma plus grande peur ? De poursuivre le transfert que j'avais fais au début de notre relation, et de le leurrer autant que moi. Mais dans l'immédiat, je veux juste profiter de ce que je me refusais avant. De sacraliser notre relation comme j'avais sacralisée l'autre.
De nous rendre un peu de cette dignité que j'avais négligée. 
 
Paris était magique, surtout loin des rues fréquentées.
Un passage obligé par la Tour Eiffel - superbe avec ces longues jambes s'étirant à l'infini vers le Ciel - un passage plus inopiné par la Foire du Trône (et un retour avec une peluche sous le bras), un repas dans un restaurant italien avec des vrais morceaux d'italiens dedans (avec l'accent et tout), un petit deux étoiles me transportant vers les années folles, des marches du matin jusqu'au soir, seuls ou accompagnés. Mais aussi un phô en compagnie d'une personne qu'il me tenait à coeur de rencontrer (Constance pour ne pas te nommer !), ou encore un repas chinois en compagnie d'une tribu cambodgienne.
 
Une sorte de torpeur frénétique. Un espace temps déformé, des questions métaphysiques, des émerveillements sur des tout petits riens, une fatigue saine dans un corps serein.

C'est ça, une parenthèse enchantée.

Vi et moi

Le type qui est à côté de moi va sur ses trente ans dans à peine six mois. Vous y croyez vous ? Donnez-moi cinq ans et bientôt je paraîtrai plus âgée que lui ! 

Première photo couleur et à découvert de Vi. et moi. Purée...Qu'est-ce qu'il est beau sur celle-ci. 

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