la tête dans les nuages

The Offspring, "Rise and Fall, Rage and Grace"

the offspring
 
Me voila revenue à l'époque du collège et du lycée.
Ce groupe a une saveur très particulière pour moi.
Si j'ai complètement zappé leur précédent album -question de feeling, j'ai écouté l'intro du premier titre et je me suis dis que ca ne le ferait pas -, celui-ci j'ai bondi dessus sans hésiter - pour les mêmes raisons.
 
Peu importe ce que les personnes en disent. Il y en aura toujours pour regretter les débuts d'un groupe, ou une nouvelle orientation prise. Je ne sais pas quel avis porte le public sur cet album, et je m'en contrefiche.
La musique est une alchimie qui se crée entre celui qui l'écoute et ceux qui l'a font.
J'ai souvent entendu dire qu'après Smash, The Offspring avait fait du "commercial", du "grand public".
Beaucoup ont arrêté de les suivre pour cette raison. 
Mais si l'alchimie est là, pourquoi se la jouer puriste ?
 
C'est vraiment quelque chose que je n'ai jamais compris. Cet élitisme musical. Ces gens qu'il fait bien d'écouter si on est "dans le milieu", ces groupes qu'il faut éviter pour telle autre raison.
 
Il y a toujours eu cette alchimie entre ce groupe et moi, et lorsque je ne l'ai plus ressentie, j'ai arrêté de les suivre.
Mais cette fois-ci, je les ai suivi...
J'ai bien fais : on n'explique pas ce qui ce ressent.
Surtout en matière de musique. 
 
 

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Parce que sinon on va finir par se tirer une balle dans la tête.

Bon les enfants, c'est pas tout ça, mais je trouve que mon blog pue le renfermé ces derniers temps. Trop d'articles déprimants d'une déprimée en puissance quatre.
Je profite de la vague ascendante qui me propulse en avant depuis quelques minutes pour vous faire part d'un article un peu plus gai.
 
Il s'avère que j'ai commencé mon stage il y a de cela bientôt trois mois, et le temps est passé fort vite. J'aurais aimé vous en parler plus, mais en fait je ne préfère pas : déjà parce que c'est pas moult passionnant, et en plus parce que j'ai fort-fort la flemme.
Je vous parlerai bien d'un des gardiens du musée qui passe ses journées à me draguer, avant de me lancer des "de toute façon je n'ai pas besoin de vous !" alors que je refuse ses perpétuelles invitations à diner, et en me vantant ses charmes car "j'ai plein de copines, je vous veux pas comme copine".

Ce gardien a un grain de riz  mais il me fait bien rire. Parce que quand même, il est culotté de me mettre un rateau alors que c'est lui qui me court après...

Vieux cochon. 

La bonne nouvelle là-dedans c'est qu'on va être rémunéré pour le stage. Enfin à ce stade on parle "d'indemnité", mais 33% du SMIC c'est mieux que rien, alors je dis banco !

;) 

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Un vieux souvenir.

La déprime me sied bien, car plus je déprime et plus on me trouve rayonnante.
Tout du moins c'est vraiment l'impression et les compliments qui sont ressortis durant mon week-end à Lyon, et plus ou moins les mêmes qui reviennent maintenant.
 
"Tu es resplandissante !"
 
Certainement.
D'ailleurs, je ne me sens jamais aussi belle que lorsque je suis mal. J'envisage très sérieusement la possibilité que je sois narcissique de mon malheur.
Peut être parce que je ne supporte pas qu'on m'aime, qu'on me désaime. Qu'on m'ignore, que je sois indifférente à quelqu'un.
 
Je préfère encore qu'on me déteste et qu'on me le montre, plutôt que l'on feigne que je n'existe pas.
Je suis quelqu'un qui a cruellement besoin de reconnaissance.
Bien sûr, je n'innove pas : on a tous ce petit besoin caché quelque part au fond de nous.
Certains le développent plus que d'autres, c'est tout. Et chacun sa manière de le montrer, de le cacher, d'en faire un but, ou une honte.
 
On est humain, on est faible.
Misérables et rempli de théories sur le monde, les autres, sur qui nous sommes, sur ce qui est bien, mal.
Je dirais pas que je dégueule l'humanité, mais je déteste me sentir comme cela.
 
Ce billet plein de confusion m'amène à un souvenir effroyable qui remonte à quelques années.
Peut être que tout est parti de là, peut être que c'était là bien avant.
Ce désir de reconnaissance.
Ce mal être à se sentir détestable.
Nulle.
Aussi insignifiante, aussi légère qu'une brise dont on oublie déjà qu'elle a été, alors que le soleil plus clément vient déjà nous annoncer un ciel meilleur.
 
J'étais en quatrième. Une époque vraiment ingrate où peu de personnes échappent à cette règle du conformisme que Le Groupe tente de mettre en oeuvre sur l'Individu pour mieux cacher ses propres imperfections et défauts en mettant en avant ceux des autres (qu'on pourrait qualifier alors d'être inférieurs puisque dénigrés par leurs pairs les considérant comme véritablement différents et indignes d'un intérêt autre que la moquerie). 
 
J'étais en quatrième et je n'avais alors qu'une seule amie. Elle s'appelait Flora C-B. Peut être que tu t'en souviens, Lydia.
C'était avec elle que je suis allée au ciné entre amies pour la première fois, elle qui m'avait initié au Rap (cette période m'a duré longtemps).
Bref, je ne sais même plus vraiment sur quoi on échangeait, et si nous étions finalement si proches que cela.
Je sais juste que je n'avais personne d'autre qu'elle.
 
On allait quelquefois au cinéma ensemble, et un jour je l'appelais pour lui proposer de se faire justement une de ces sorties toutes les deux.
Oh j'avais bien remarqué que depuis que nous n'étions plus dans les mêmes classes un certain éloignement s'était opéré. J'avais eu un peu peur. Mais rien de plus. J'étais plutôt contente et curieuse de l'amitié qui se tissait entre Flora et une autre fille de ma classe que j'appréciais bien et que je lui avais présentée.
Je me souviens de ce coup de téléphone.
De notre discussion. Pas dans les termes exacts non. J'étais tellement déconcertée, tellement triste de ce que je venais d'apprendre que je pense qu'une grande partie a été effacée de ma mémoire comme étant trop douloureux.
Mais une phrase ou deux me sont restées. Ou plutôt des bribes.
 
Des bribes qui disaient des choses comme "tu n'es pas assez intéressante" ou encore "je n'ai plus envie que nous soyons amies". C'était des choses de ce genre.
 
Je me souviens qu'après avoir raccroché j'ai couru vers ma mère et ai pleuré tout ce que je savais : c'était ma première vraie rupture.
Et pourtant aujourd'hui j'en viens à me demander vraiment si je tenais à Flora. Profondément, j'entends. Et pas parce que c'était la seule fille qui me causait.
C'est ce qu'on appelle la blessure narcissique.
Et combien elle est cruelle, car c'est vraiment un comble de souffrir de soi alors qu'on est certainement le plus à même de pouvoir s'aider. 
 
Je n'ai jamais été quelqu'un qui se lie facilement aux autres. Je pense que c'est dicté en partie par mon histoire familiale.
Sept enfants, ca forme un clan.
Un clan, on l'aime, quoiqu'il arrive.
C'est nos racines, on est nombreux, on se suffit à nous-mêmes.
Alors je n'ai jamais vraiment cherché à nouer avec qui que ce soit.
Et puis j'avais pas assez d'audace pour cela.
Et je crois que je n'en ai pas plus maintenant.
 
Cette première rupture m'a fait un mal de chien, maintenant que j'y repense. Et j'y repense régulièrement, parfois avec neutralité, comme si c'était les restes embrumés d'un mauvais rêve, parfois avec brutalité en me disant que bon dieu je ne savais pas y faire avec les autres pour qu'on me délaisse à ce point.
 
Alors maintenant quand je me sens mal, quand j'ai peur, quand je suis en colère, c'est moi qui quitte.
C'est moi qui me tue à faire un mal de chien aux autres, parce que eux m'en font. Parce que j'ai peur d'eux et de leurs réactions.
Parce que je suis lâche et que j'ai toujours préféré partir plutôt qu'on me dise qu'on parte.
 
Et j'en ai payé le prix fort.
Avec mon ex, parce que j'ai pas eu le cran d'attendre que ce soit lui qui me dise qu'il en avait assez de nous, qu'il ne m'aimait plus. J'ai fais comme si j'étais courageuse alors qu'en fait pas du tout.
J'ai payé le prix fort avec mes amies.
Pour me venger, parce que j'allais mal : si j'ai plus mon ex dans ma vie, eh bien vous aussi je vous quitte avant que vous ne fassiez pareil.
Avec d'autres amies un peu plus tard.
Une tout récemment. Mais là je confesse c'était en fait mûrement réfléchi, car tout comme je ne supporte pas qu'on m'abandonne, je tolère encore moins qu'on se moque de huit ans d'amitié.
 
Et là...Avec Vi. qu'est ce qui m'attend ?
Est-ce que je pourris tout, qu'est-ce que je fous ? Est-ce que c'est ce que je veux, parce qu'un putain de fantôme et une blessure à la con se rouvre après deux ans ?
 
Décidément, je n'ai pas changé.
Et c'est bien malheureux après toutes ces années. 
 
 

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Les jours passent...

...La déprime reste.

 

 

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Coupe tifs sur un coup de tête !

D'ordinaire, lorsque je vais me faire couper les cheveux sur un coup de tête cela se passe toujours bien.
Étonnamment je dois faire partie de la rare proportion de filles qui ne ressortent pas au bord de la crise de nerf du salon de coiffure.
Faut dire aussi que mon p'tit lyonnais sait y faire !
 
Alors là je me suis lancée. Halte aux cheveux longs, j'avais envie d'un truc plus léger. D'un carré pas sage. De mèches un peu folles.
Une coupe dans l'air de mon temps, en somme.
 
Et voila que je me suis retrouvée à la sortie du coiffeur avec un Vi. hyper agréablement surpris (et même carrément conquis) et moi à deux doigts de fondre en larmes tellement ça ressemble pas du tout - mais alors pas du tout ! - à ce que j'avais espéré !
 
En plus j'ai eu le malheur de demander une coupe courte, du coup je peux pas couper plus court sinon ce serait carrément à la garçonne, et vu mon visage de dix pieds de long ce serait une catastrophe interplanétaire (rien que ça !).
 
En rentrant à la maison, je suis tombée sur deux photos de moi il y a quoi...Quatre ans ? J'avais la même coupe de cheveux qui fait qu'on dirait une vieille qui veut faire d'jeune. Il y a quatre ans j'adorais et adhérais, mais là...Franchement...
 
C'est la dernière fois que je me fais couper les cheveux sur un coup de tête.
 
Capillairement votre,
Lara, über déçue. 

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