la tête dans les nuages

Nous complotons.

Aimer, c'est se rebeller un peu ; c'est comploter une tendresse exclusive sous les regards d'autrui.
Michel Bouthot.

 

 

 

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Message pour Ange.

Le coeur ça va mieux, merci Mademoiselle.
 
J'espère qu'il en est de même pour toi :) 

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Le mystère masculin.

 
J'avoue, je n'ai pas fréquenté beaucoup d'hommes dans ma vie. J'avoue, j'ai du mal à les cerner parfois.
Prenez le mien par exemple, depuis plusieurs mois il ne jure que par une chose : une moto.
Et moi de lui répondre que la moto....c'est pas que je sois contre, mais c'est pas que je sois pour non plus. Trop dangereux, trop peur.
Et puis Vi.au volant, mort au tournant ! Car monsieur est du genre tête en l'air à s'arrêter à un feu vert (testé et désapprouvé deux fois). 
Alors la moto...
Non vraiment, ça me tentait moyen, surtout pour ne circuler qu'en ville.
En bonne petite femme qui se respecte, j'ai donc proposé le scooter. Ne serait-ce que pour moi : j'aurais moins peur d'être à l'arrière. Allez savoir pourquoi, le scooter à un effet rassurant sur moi.
Erreur le scooter. Une atteinte à sa virilité. On crie au scandale : "un scooter ? Non mais ça va pas ?!"
 
Puis le temps passe. Et l'idée reste. Car les hommes sont, je crois, têtus (et là je ne parle pas du magazine). En tout cas dès que Vi. a une lubie, il faut qu'elle passe, sinon ça casse.
 
Et là réside tout le mystère masculin : il y a quelques jours, Vi. recommence à me parler de son envie de deux roues.
Et me sort tout fier : "Eh bien je voudrais un scooter !".
Comme si l'idée était sienne.
 
Vraiment, je ne comprends rien à ce mode de fonctionnement ;)
 
ndla : et maintenant qu'on en reparle, le scooter, c'est pas que je sois contre, mais c'est pas que je sois pour non plus. Chiante, vous aviez chiante ?  

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Un vieux souvenir.

La déprime me sied bien, car plus je déprime et plus on me trouve rayonnante.
Tout du moins c'est vraiment l'impression et les compliments qui sont ressortis durant mon week-end à Lyon, et plus ou moins les mêmes qui reviennent maintenant.
 
"Tu es resplandissante !"
 
Certainement.
D'ailleurs, je ne me sens jamais aussi belle que lorsque je suis mal. J'envisage très sérieusement la possibilité que je sois narcissique de mon malheur.
Peut être parce que je ne supporte pas qu'on m'aime, qu'on me désaime. Qu'on m'ignore, que je sois indifférente à quelqu'un.
 
Je préfère encore qu'on me déteste et qu'on me le montre, plutôt que l'on feigne que je n'existe pas.
Je suis quelqu'un qui a cruellement besoin de reconnaissance.
Bien sûr, je n'innove pas : on a tous ce petit besoin caché quelque part au fond de nous.
Certains le développent plus que d'autres, c'est tout. Et chacun sa manière de le montrer, de le cacher, d'en faire un but, ou une honte.
 
On est humain, on est faible.
Misérables et rempli de théories sur le monde, les autres, sur qui nous sommes, sur ce qui est bien, mal.
Je dirais pas que je dégueule l'humanité, mais je déteste me sentir comme cela.
 
Ce billet plein de confusion m'amène à un souvenir effroyable qui remonte à quelques années.
Peut être que tout est parti de là, peut être que c'était là bien avant.
Ce désir de reconnaissance.
Ce mal être à se sentir détestable.
Nulle.
Aussi insignifiante, aussi légère qu'une brise dont on oublie déjà qu'elle a été, alors que le soleil plus clément vient déjà nous annoncer un ciel meilleur.
 
J'étais en quatrième. Une époque vraiment ingrate où peu de personnes échappent à cette règle du conformisme que Le Groupe tente de mettre en oeuvre sur l'Individu pour mieux cacher ses propres imperfections et défauts en mettant en avant ceux des autres (qu'on pourrait qualifier alors d'être inférieurs puisque dénigrés par leurs pairs les considérant comme véritablement différents et indignes d'un intérêt autre que la moquerie). 
 
J'étais en quatrième et je n'avais alors qu'une seule amie. Elle s'appelait Flora C-B. Peut être que tu t'en souviens, Lydia.
C'était avec elle que je suis allée au ciné entre amies pour la première fois, elle qui m'avait initié au Rap (cette période m'a duré longtemps).
Bref, je ne sais même plus vraiment sur quoi on échangeait, et si nous étions finalement si proches que cela.
Je sais juste que je n'avais personne d'autre qu'elle.
 
On allait quelquefois au cinéma ensemble, et un jour je l'appelais pour lui proposer de se faire justement une de ces sorties toutes les deux.
Oh j'avais bien remarqué que depuis que nous n'étions plus dans les mêmes classes un certain éloignement s'était opéré. J'avais eu un peu peur. Mais rien de plus. J'étais plutôt contente et curieuse de l'amitié qui se tissait entre Flora et une autre fille de ma classe que j'appréciais bien et que je lui avais présentée.
Je me souviens de ce coup de téléphone.
De notre discussion. Pas dans les termes exacts non. J'étais tellement déconcertée, tellement triste de ce que je venais d'apprendre que je pense qu'une grande partie a été effacée de ma mémoire comme étant trop douloureux.
Mais une phrase ou deux me sont restées. Ou plutôt des bribes.
 
Des bribes qui disaient des choses comme "tu n'es pas assez intéressante" ou encore "je n'ai plus envie que nous soyons amies". C'était des choses de ce genre.
 
Je me souviens qu'après avoir raccroché j'ai couru vers ma mère et ai pleuré tout ce que je savais : c'était ma première vraie rupture.
Et pourtant aujourd'hui j'en viens à me demander vraiment si je tenais à Flora. Profondément, j'entends. Et pas parce que c'était la seule fille qui me causait.
C'est ce qu'on appelle la blessure narcissique.
Et combien elle est cruelle, car c'est vraiment un comble de souffrir de soi alors qu'on est certainement le plus à même de pouvoir s'aider. 
 
Je n'ai jamais été quelqu'un qui se lie facilement aux autres. Je pense que c'est dicté en partie par mon histoire familiale.
Sept enfants, ca forme un clan.
Un clan, on l'aime, quoiqu'il arrive.
C'est nos racines, on est nombreux, on se suffit à nous-mêmes.
Alors je n'ai jamais vraiment cherché à nouer avec qui que ce soit.
Et puis j'avais pas assez d'audace pour cela.
Et je crois que je n'en ai pas plus maintenant.
 
Cette première rupture m'a fait un mal de chien, maintenant que j'y repense. Et j'y repense régulièrement, parfois avec neutralité, comme si c'était les restes embrumés d'un mauvais rêve, parfois avec brutalité en me disant que bon dieu je ne savais pas y faire avec les autres pour qu'on me délaisse à ce point.
 
Alors maintenant quand je me sens mal, quand j'ai peur, quand je suis en colère, c'est moi qui quitte.
C'est moi qui me tue à faire un mal de chien aux autres, parce que eux m'en font. Parce que j'ai peur d'eux et de leurs réactions.
Parce que je suis lâche et que j'ai toujours préféré partir plutôt qu'on me dise qu'on parte.
 
Et j'en ai payé le prix fort.
Avec mon ex, parce que j'ai pas eu le cran d'attendre que ce soit lui qui me dise qu'il en avait assez de nous, qu'il ne m'aimait plus. J'ai fais comme si j'étais courageuse alors qu'en fait pas du tout.
J'ai payé le prix fort avec mes amies.
Pour me venger, parce que j'allais mal : si j'ai plus mon ex dans ma vie, eh bien vous aussi je vous quitte avant que vous ne fassiez pareil.
Avec d'autres amies un peu plus tard.
Une tout récemment. Mais là je confesse c'était en fait mûrement réfléchi, car tout comme je ne supporte pas qu'on m'abandonne, je tolère encore moins qu'on se moque de huit ans d'amitié.
 
Et là...Avec Vi. qu'est ce qui m'attend ?
Est-ce que je pourris tout, qu'est-ce que je fous ? Est-ce que c'est ce que je veux, parce qu'un putain de fantôme et une blessure à la con se rouvre après deux ans ?
 
Décidément, je n'ai pas changé.
Et c'est bien malheureux après toutes ces années. 
 
 

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Parenthèse enchantée.

 

manège

 
 
 
Un détour par Paris. Quelques jours, rien qu'à nous. Des doutes, des peurs, des espoirs, des appréhensions, des questions, quelques détours, mais l'envie de construire avec lui ce que j'ai vécu avec l'autre. L'envie de ressentir les mêmes choses, et même plus fortes. De me laisser aller. J'ai flotté pendant longtemps, et j'aimerai me stabiliser un peu. Oh certes pendant ce long temps, j'étais déjà avec lui, mais il a fallu des mois déjà pour que je comprenne qu'il n'était pas cet autre. Qu'il était aimable sans avoir à être cet autre. Que je l'aimais parce qu'il était différent. Qu'il me plaisait moins parce qu'il était différent aussi. Que tout était différent et qu'il fallait que je vive différement. Laisser le passé derrière moi pour vivre le présent et bien plus encore.
Presque deux ans que nous sommes ensemble, et j'en apprends toujours plus sur lui, sur moi. Ma plus grande peur ? De poursuivre le transfert que j'avais fais au début de notre relation, et de le leurrer autant que moi. Mais dans l'immédiat, je veux juste profiter de ce que je me refusais avant. De sacraliser notre relation comme j'avais sacralisée l'autre.
De nous rendre un peu de cette dignité que j'avais négligée. 
 
Paris était magique, surtout loin des rues fréquentées.
Un passage obligé par la Tour Eiffel - superbe avec ces longues jambes s'étirant à l'infini vers le Ciel - un passage plus inopiné par la Foire du Trône (et un retour avec une peluche sous le bras), un repas dans un restaurant italien avec des vrais morceaux d'italiens dedans (avec l'accent et tout), un petit deux étoiles me transportant vers les années folles, des marches du matin jusqu'au soir, seuls ou accompagnés. Mais aussi un phô en compagnie d'une personne qu'il me tenait à coeur de rencontrer (Constance pour ne pas te nommer !), ou encore un repas chinois en compagnie d'une tribu cambodgienne.
 
Une sorte de torpeur frénétique. Un espace temps déformé, des questions métaphysiques, des émerveillements sur des tout petits riens, une fatigue saine dans un corps serein.

C'est ça, une parenthèse enchantée.

Vi et moi

Le type qui est à côté de moi va sur ses trente ans dans à peine six mois. Vous y croyez vous ? Donnez-moi cinq ans et bientôt je paraîtrai plus âgée que lui ! 

Première photo couleur et à découvert de Vi. et moi. Purée...Qu'est-ce qu'il est beau sur celle-ci. 

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