la tête dans les nuages

My Sassy Girl, Kwak Jae Yong

 
Résumé :
 

Gyeon-Woo étudiant ingénieur est du genre naïf, le type même du gentil garçon un peu niais et à la personnalité très malléable. Ce Gyeon-Woo là va tomber qu'il rentre en métro, sur une jeune fille qui manque de tomber sur la voie et pour cause : elle est complètement saoûle ! Par méprise, on les croit ensemble. Gyeon-Woo se doit alors de prendre les choses en main, ne pouvant ignorer la présence de cette jeune inconnue. Il la raccompagne jusqu'à un hôtel, pensant la laisser là pour décuver...Mais les choses en décideront autrement, et il sera amené à rencontrer à nouveau cette jeune fille au tempérament quelque peu dominateur, prétentieux et dont les agissements cachent pourtant bien des blessures...

Mon avis :

Du réalisateur sud-coréen  Kwak Jae Yong, My Sassy Girl est un film à la fois drôle et émouvant. Il s'agit d'une comédie romantique se décomposant en deux parties. La première, très légère met en place l'action, le contexte. On y voit les deux protagonistes se découvrir, réellement complices, se devinant, s'apprivoisant. Gyeon-Woo se montre quelque peu agaçant par son caractère trop benêt, tandis que l'héroïne se montre très surjouée dans son rôle ce qui peut bloquer un peu au début (on ne sent aucune sincérité ou profondeur dans le rôle de prime abord). De plus, la première partie se veut très amusante, mais c'est sans compter que les codes varient d'une culture à l'autre, et qu'il a très difficile pour Vi. et moi d'entrer dans cet univers humoristique coréen. Ce n'était donc pas gagné d'avance que ce film me plaise...Arrive la deuxième partie, qui donne toute l'ampleur à l'histoire, et ce à de multiples niveaux. Tout d'abord les deux personnages qui nous ont été présentés en première partie nous sont plus intimes, on se surprend à se sentir proches d'eux. De la même façon la trame devient plus dramatique, plus triste, et l'histoire n'en devient que plus forte. Les deux parties se complètent très bien, et c'est même ingénieux à mon avis d'avoir penché pour un tel découpage du scénario. L'actrice qui joue l'héroïne (dont j'arrive même pas à me souvenir du nom, si tant est qu'elle en est un dans le film) m'a bluffée dans plus d'une scène et toute la première partie et son jeu à l'intérieur prend un autre sens, un autre éclairage. La fin est attendue, à un rebondissement près (que je ne dévoilerai pas hein, faut pas pousser non plus), mais néanmoins très belle.

Ce film m'a particulièrement touchée car a éveillé en moi certains échos de mon propre vécu, de mes propres erreurs et faiblesses sentimentales. 

Certains spectateurs ont certainement accrochés de suite à l'histoire, moi il m'a fallu du temps pour la digérer. C'est un peu à la manière d'un Rochester, le dernier des libertins (qui avait fait un flop malgré la présence de Johnny Depp), un film "après coup" : un de ceux qu'on aime une fois qu'on en est sorti. Sur le coup on se dit que mouais bof peut mieux faire. Mais on le mature...On le ressasse...On le décortique mentalement. Il opère son travail en nous, nous nourrit et nous plait à retardement.

Même Vi. a aimé. Alors si lui aime, vous êtes obligés d'en faire autant. 

Ndla : J'ai vu à travers mes recherches sur Internet qu'une version américaine était sortie. Certainement qu'elle sera plus compréhensible du point de vue de sa symbolique par rapport à nos critères "romantiques" ou de représentations de l'amour occidentaux, mais ce serait gâcher une belle découverte coréenne...
 

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De grand matin, ça fait du bien.

"Bien sûr les humains sont mignons, mais sur qui voulez-vous tester les cosmétiques ?"

Le Docteur Zoidberg, in Futurama.

 

(l'image ne vient pas du même épisode)

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Mars attaque.

Et attaque même très fort !
 
Je suis sortie ce matin, le ciel se miroitait encore dans les flaques laissées par la pluie qui était tombée durant la nuit.
Je marchais sur le ciel, et l'observait à terre. C'est encore plus délectable que d'y plonger à l'envers, les yeux en l'air.
 
Au retour, le Ciel s'assombrit. Tomba. Menaçant la Terre de représailles, comme si la pluie nocturne n'avait pas suffi à apaiser son courroux.Le Ciel était gris, tourmenté, les Nuages étaient bas, fatigués.
 
Quand je suis arrivée chez moi, quelques gouttes me tombaient dessus. Du crachin. On en voit souvent, ici. La clef dans la serrure, le manteau suspendu, les chaussures s'ôtent.
Je me pose sur le canapé. Me repose.
Je regarde au dehors.
 
Les quelques gouttes se sont transformées en flocons : il neige. Je continue d'observer. Il neige toujours. Puis arrive la grêle. Durant quelques minutes, elle viendra battre le sol, et le balcon aussi, se déposant semblable à de petites perles, devant la fenêtre.
 
Il neige à nouveau. 
Le temps des giboulées est revenu. 

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Hollywood Poster Generator.

Internet (et les droits d'auteur surtout) ne les aura pas ! Les gais lurons qui nous avaient offert il y a quelques mois la possibilité d'en faire voir de toutes les couleurs à Martine, on remis le couvert ;)

Comme je suis gentille, je cite mes sources, j'ai découvert ça sur le blog "Aux quatre coins du blog".  

Le principe est le même dans le fond, il suffit de trouver un titre accrocheur. L'objet change, Martine nous aura bien fait rire, mais cette fois-ci se sont les affiches de cinéma qui trinquent !

Faites un tour sur Hollywood Poster Generator.

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Into the wild.

Plaquer tout du jour au lendemain, dire à la société qu'on l'emmerdebête et aller vivre en ermite, ça vous tente ?

Suivez donc Emile Hirsh qui incarne Christopher Mac Candless dans ce road-movie inspiré d'une histoire vraie (et pas mal controversée, d'ailleurs, sur son déroulement exact). La véritable force de ce film est à mon avis que chacun y voit ce qu'il veut. L'aventure, pour Vi. et une galerie de portraits tous plus touchants les uns que les autres, pour moi. Sean Penn nous livre un film à l'émotion intense, à la sincérité déconcertante et l'histoire d'une soif de vivre enrargée, qui va au-delà des apparences de la société.

Plus d'une fois j'ai frissonné, plus d'une fois j'ai eu une petite larme qui a perlé au coin des yeux. La BO est sympa comme tout, et les acteurs ont l'air de vraies personnes et pas d'acteurs (je me fais bien comprendre?), c'est un film qui a beau être long, mais qui n'est pas ennuyeux (-yant ?) pour autant.

Bien que les paysages soient très beaux, je ne pense pas qu'il soit utile d'aller le voir sur grand écran (parenthèse : avec Vi. on s'est dit que le cinéma était devenu tellement cher, qu'on le réservait désormais pour les films "grand spectacle" qui sur petit écran rendraient quedalle, ou alors un film ou deux qui nous tenteraient VRAIMENT), par contre c'est un moment d'émotion rare à ne pas rater...Comme on en voit trop peu au cinéma.

NB : y'a qu'un truc que j'ai pas aimé dans ce film, c'est l'adolescente squelletique, j'aimais ni son rôle, ni son jeu, d'ailleurs je ne sais pas comment l'actrice s'appelle.

Un lien intéressant 

 

 

 

 

 

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